Une ligne construite entre 1925 et 1931
Le train spécial V12044 composé de 1DH + 1XRDS + 1XRA11 + 1B10 est prêt le
matin top à la gare d’Oujda. Il atteint la gare finale de Bouarfa après 304.500 Km dans
une durée de 10 à 12h selon les conditions climatiques (parfois quand il y a trop de
vent le sable se déplace et ensable les rails ce qui nous oblige de s’arrêter et le
chasser, un moment à ne pas manquer).
Apres la gare d’Oujda nous arrivons au croisement de Beni Oukil où un arrêt est
obligatoire pour avoir une autorisation par écrit de rouler sur le tronçon qui amène à Bouarfa.
D’abord nous traversons une plaine verdoyante où l’agriculture est prospère et
moderne, en route différentes machines le montrent (tracteurs, moissonneuses-
batteuses…). Après une deuxième plaine où des essais de plantage y sont effectués
afin de stopper la désertification et fournir de la nourriture aux élevages.
A ce stade le train se serpente sur un parcours pentu de 16 0/00 en traversant le massif du Djebel Massor 1104m. Un arrêt à la gare de Guenfouda montre avec im- pression le développement que cette ville a connu pendant le protectorat français grâce à ses mines surtout du plomb une ancienne fabrique est le témoigne. Mainte- nant des travaux se font afin que cette fabrique travaille de nouveau ce qui permet plus d’emploies aux habitants de cette région. Apres le chemin continu en traversant le tunnel de Tiouli construit en 1931 pour atteindre la ville de Beni Mathar. Depuis Genfouda jusqu’à Bouarfa pas de postes d’aiguillage, le train est obligé donc, de faire demi-tour à Bouarfa.
Pendant le protectorat français cette ville était un point stratégique entre le Nord et
le Sud du Maroc et aussi sa proximité avec les frontières algérienne. Des bâtiments en
ruine le démontrent comme la gare, une église catholique…
Après cette ville est devenue un point commercial et administratif pour les tribus de
la région mais il y a une année on entend par cette ville à l’échelle national grâce à la
construction d’une centrale Thermo-solaire unique dans son genre au Maroc et
même en Afrique.
La région de Beni Mathar constitue une importante entité des hauts plateaux de
l’oriental qui sont des steppes semi-arides brûlantes l’été et balayées par des vents
glacés l’hiver.
Apres Beni Mathar nous traversons un immense plateau jusqu’à Tendrara connu par
des plantations aux seules espèces adaptées à l’aridité du milieu dont les principales
sont l’Alfa sur les reliefs et l’Armoise dans les zones limoneuses des oueds et
rivières.
Le kilomètre 304.500 est atteint. Bouarfa depuis le protectorat était connue par ses
riches mines en charbon ce qui lui a permis d’être la ville far de la région Orientale
du Maroc et la plus peuplée, dotée d’un centre commerciale et administrative.
Maintenant une ville en déclin et la pluptrain de ses habitants l’ont quittée à cause de la
fermeture de ses mines faute d’extermination du charbon.
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